41 actions : quelques exemples d’application issus de la crise

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CO a1 Développer une culture de collaboration interprofessionnelle

Cette crise démontre l’importance de chacun des maillons de la chaîne sanitaire : ambulanciers, infirmiers, aides-soignants, personnel des CMS, des EMS, nettoyeurs hospitaliers, cuisiniers hospitaliers, …… toutes ces professions mal reconnues précédemment, le médecin apparaissant souvent comme le seul « dieu » du système. Une meilleure prise en compte du rôle de chacun a donc tout son sens.

Mp3 Rééquilibrage des secteurs privé et public dans l’approvisionnement en médicaments

La crise a démontré notre dépendance extrême à l’Asie pour notre approvisionnement que ce soit en médicaments ou en matériel. Tout ceci est lié à l’ultralibéralisme qui prévaut depuis des années et qui promeut le bénéfice maximal plutôt que la sécurité. Cette crise devrait faire réfléchir les gouvernements sur la nécessité d’avoir des chaines de production au moins dans chaque continent et d’être prêts à assurer une demande accrue en cas de crise. Elle démontre également qu’il faut encourager une recherche clinique publique non commerciale.

MP2 Exploration de mesures réglementaires innovantes visant à limiter les coûts des traitements médicamenteux

On a aussi vu apparaître, dans le contexte de cette crise, des dérives mercantiles de certains qui produisent des masques ou du gel hydro-alcoolique pour le revendre à prix fort : l’idée de licence obligatoire et de contrôle sur les prix pratiqués semble donc justifiée.

Tp1 Valoriser le temps relationnel

Le conseil fédéral a décrété le 20 mars que les cabinets médicaux, les cliniques, les cabinets d’ostéo, physio, dentistes et hygiénistes dentaires ne devaient accepter de consulter que les cas urgents. Il en découle une perte de revenu massif pour tous ces indépendants, de 70 à 80 % selon la spécialité, voire 100% pour les chirurgiens. Aucune compensation n’a été prévue car ils n’ont pas été obligés par le CF d’arrêter leur activité, contrairement à d’autres indépendants comme par exemple les coiffeurs. Heureusement, cette mesure a été levée dès le 27 avril.

Du 20 mars au 26 avril, il a été proposé de consulter par télémédecine, mais les consultations ne seront pas couvertes selon le même tarif qu’une consultation normale. La structure tarifaire doit donc être revue, de manière à mieux valoriser les interventions relationnelles réalisées en télémédecine, qui sont primordiales pour le bien-être des patients et de leurs proches, qui permette de prévenir une quantité de coûts inutiles et qui sont éco-responsables vu qu’elles évitent les déplacements.

Tp3 Reconnaissance des actes infirmiers

Par 107 voix contre 82, le conseil national a rejeté le texte déposé en 2017 par l’Association suisse des infirmiers, intitulé « Pour des soins infirmiers forts » qui demande aux cantons et à la Confédération d’investir davantage dans la formation, d’améliorer les conditions de travail et surtout de renforcer les compétences du personnel soignant. La majorité, réunissant la droite et une grande partie du centre, a remis en question les moyens proposés par les initiants pour contrer la pénurie de personnel soignant. Selon des estimations, 65’000 soignants manqueront d’ici 2030, la Suisse ne formant que 43% du personnel infirmier dont elle aurait besoin chaque année pour couvrir la demande.

Tp2 Opacité des comptes des assureurs :

On nous annonce qu’il y aura assez de réserves pour couvrir les frais liés au coronavirus et que les réserves ne seront reconstituées que petit à petit pour ne pas mettre à mal les payeurs de prime. On attend de voir si c’est réellement ce qui va se passer, une transparence est nécessaire pour estimer si la très forte diminution des actes médicaux réalisés pendant ces dernières semaines ne suffirait pas à elle seule à couvrir ces coûts. Il semble en tout cas que la situation « réjouit » les assureurs car ils peuvent enfin justifier leurs réserves exorbitantes. Les choses seraient certainement bien plus simples si l’on avait qu’une Caisse maladie unique (RsP2)

 

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Assemblée générale du 4 septembre

Lors de la dernière assemblée générale, les membres ont validé le manifeste de l’association, que chacune et chacun s’engage à reprendre et à diffuser.

Par ailleurs deux présentations ont rythmé cette soirée:

  • Une réflexion sur les liens et les enjeux entre environnement et santé avec des propositions d’actions concrètes.
  • Une réflexion sur les enjeux autour de la transparence, pour l’ensemble des acteurs (prescripteurs, assureurs, industriels et patients) et des propositions d’actions concrètes.

Et une décision a été prise en lien avec les élections au Conseil national: les membres vont ausculter les réponses des candidats sur SmartVote en lien avec la santé et avec l’environnement, de manière à faire ressortir celles et ceux qui sont les plus proches des valeurs des Engagés.

Urgence santé

Par Jacques Dubochet, membre fondateur des Engagés pour la santé

Le 5 mars, à Lausanne, Éric Lainey conduisait le colloque des Médecins en faveur de l’environnement (AefU). La soirée est marquée par la belle présentation de la Prof. Sonia Seneviratne, ETH Zürich / EPFZ, auteure principale du rapport IPCC SR15. Une belle leçon de science solide, nécessaire et sans grandiloquence. Lors de la remarquable discussion qui a poursuivi, une prise de position m’a particulièrement frappé. Le Dr Vincent Mignerot s’inquiétait de l’importance que prennent les « médecines » alternatives de tous bords. Il imaginait un futur dans lequel ce marasme idéologique s’en vienne à étouffer la médecine scientifique basée sur l’évidence.

Oui, je m’inquiète avec lui, beaucoup. Homéopathie (je m’y intéresse depuis longtemps), acupuncture, médecine ayurvédique, bioénergies, énergisation de l’eau (c’est mon rayon), et aussi, pour être à la mode, l’horreur des ondes électromagnétique qui nous rendent tous malades. Nous nageons dans une mélasse de fake sciences. Pourtant, l’homéopathie ne fait de mal à personne, l’énergie vitale de l’eau est très amusante, la 5G et la fuite technologique en avant, tant mieux si elle est un peu bloquée par la révolte populaire. Pourquoi s’en inquiéter ?

Nous ne sommes pas assez intelligents pour inventer ses lois dans nos petites têtes. Les élucubrations d’esprits farfelus, même s’ils récoltent d’étonnants – et de détonants –  succès populistes, sont néfastes et dangereuses.

Parce que nous croyons que, pour progresser, pour que le monde se développe harmonieusement, il faut être raisonnable ; il faut accepter que la nature soit notre seul maître. Nous ne sommes pas assez intelligents pour inventer ses lois dans nos petites têtes. Les élucubrations d’esprits farfelus, même s’ils récoltent d’étonnants – et de détonants –  succès populistes, sont néfastes et dangereuses.

Pourtant, je ne vais pas entrer en campagne contre les médecines alternatives, ni contre les douteuses croyances à propos du méfait des ondes. Il faut choisir ses combats. Les miens se rapportent à la convivialité, à l’éducation pour tous, à notre climat qu’il faut sauver et la défense d’une médecine humaniste.

Défense d’une médecine humaniste ! C’est bien de cela qu’il s’agit ici, chez les Engagés pour la santé. Nous sommes révoltés de voir la médecine squattée par la course aux profits portée par le trio des assureurs et des cliniques privées ainsi que par les lobbys des spécialistes. Vous connaissez la chose bien mieux que moi, mais à chacune de nos séances je découvre une nouvelle page – le plus souvent surprenante – de cette dérive. Le signe fondamental qui ne trompe pas, c’est la croissance exponentielle des coûts. Chaque automne, on nous explique que la médecine devient plus chère. On ne nous dit pas qu’elle augmente de x milliards, on parle toujours en %. Une fois un peu plus, une fois un peu moins, l’exponentielle va bien, elle continue. Comme nous le savons, ça ne va pas ! L’exponentielle n’a pas d’avenir. Jamais ! On peut la traîner encore quelque temps, mais chaque année qui passe rendra l’adaptation vers une médecine viable un peu plus difficile ou l’écrasement conte le mur un peu plus dur.

Nous sommes révoltés de voir la médecine squattée par la course aux profits portée par le trio des assureurs et des cliniques privées ainsi que par les lobbys des spécialistes.

On en est là. On parle beaucoup d’urgence climatique. La ville de Bâle l’a déclarée le 20 février (71 voix pour, 11 voix contre, bravo !). L’exemple porte, Lausanne, Aubonne, etc. suivent. C’est bien. Mais qu’attend-on pour déclarer l’urgence médicale ? À mon sens, elle est presque aussi importante si nous vous voulons sauver les valeurs qui font que notre monde mérite d’être défendu. Le chaos viendra peut-être du dérèglement climatique. Une médecine à deux vitesses, épouvantablement chère pour les plus riches, peut-être même transmédicalisé, mais inaccessible pour tous les autres, y contribuera peut-être tout autant. Elle  fera place libre aux gilets jaunes de la médecine.

Alors on fait quoi ? Évidemment, je n’ai pas la recette, mais je lance cette simple remarque à la réflexion de notre groupe.

Revenons à l’homéopathie contre laquelle je ne lutterai pas. Pourquoi a-t-elle tant de succès ? Pourquoi même tant de médecins s’y adonnent-ils ? Une raison saute aux yeux. La première consultation homéopathique dure une heure peut-être. Une heure de question. Comment vous sentez-vous, où avez-vous mal, la tête, plutôt à gauche ou plutôt à droite ? Ah, je vous ai entendu, je vois ! Mon expérience de Prix-Nobeliste a plein d’aspects intéressants. Que croyez-vous qu’il se passe quand une personne que je rencontre apprend la nature de son partenaire ? On pourrait imaginer qu’il aimerait savoir en quoi celui-ci est spécial, quelle impression ça fait d’être reçu par le Roi, combien ça rapporte… ? Rien du tout, il parle ! Il raconte sa vie, il veut se faire écouter.

Alors, ne nous étonnons pas du succès de l’homéopathie et comprenons qu’elle répond à un vrai besoin que la médecine traditionnelle néglige de plus en plus. J’ai cru comprendre que, récemment, la taxation tarmed des moments d’écoute a été plus sévèrement cadrée et revue à la baisse. Sans surprise, le cabinet de mon vieux médecin de famille est repris par un médecin homéopathe.

Allez, on se bouge ! C’est urgent ! Viiiite ! Redonnons sa place prépondérante à l’écoute. C’est peut-être la meilleure voie pour que notre médecine redevienne humaniste. La mélasse homéopathique retrouvera naturellement sa juste place.

JD le 7.4.2019

Rendez-vous le 18 juin

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Chères et Chers Engagé-e-s pour la santé!,

 Notre prochaine assemblée générale aura lieu le:

 Mardi 18 juin 2019

 de 19h à 21h30

au Cazard

(Rue Pré-du-Marché 15, 1004 Lausanne)

L’ordre du jour sera envoyé environ deux semaines avant l’événement.

Par ailleurs le PV de l’AG précédente sera prochainement mis en ligne dans l’espace réservé.

46.52407856.6295828

Premier e-mail!

Tous les membres ont reçu jeudi soir un e-mail contenant:

  • L’accès aux résumés du World café du 19 décembre 2018
  • Date et heure de la prochaine AG
  • Coordonnées IBAN pour verser la cotisation 2019

Un petit bug a bloqué notre adresse e-mail juste après l’envoi. Le problème est désormais résolu. Si vous nous avez écrit tout de suite après la réception du mail il se peut que vous ayez reçu un message d’erreur. Dans ce cas renvoyez-nous simplement votre e-mail, désormais tout fonctionne!

Travail en coulisses

Photo de Monica Silvestre sur Pexels.com

A la suite de l’assemblée constitutive du 31 octobre, les membres de la toute nouvelle association « Engagés pour la Santé! » se sont réunis le 19 décembre pour un premier « World café ».

Une centaine de participants ont pris part à cet événement et ensemble ont nourris les ateliers de réflexion sur des sujets allant de la médecine durable (au sens environnementale du terme) au financement du système, en passant par les lobbys et groupes d’intérêt ou la notion de soins.

Le Comité de l’association s’est fixé pour objectif de réunir le fruit de ces échanges et sur cette base de faire une proposition de stratégie, à minima des pistes d’actions pour 2019.

Parallèlement, le compte bancaire de l’association a été ouvert et depuis quelques heures une adresse e-mail (secretariat(at)engagespourlasante.ch) fonctionne. Les membres vont donc très prochainement pouvoir s’acquitter de leur première cotisation.

Un travail en coulisses pour le moment donc, mais dont les premiers résultats devraient très prochainement être visibles, pour les membres à minima (pour les autres n’attendez plus et rejoignez l’association!).

Une association est née!

Le 31 octobre 2018 à Lausanne, une centaine de personnes ont voté la création d’une nouvelle association « Engagés pour la santé ».

L’Association a pour buts de proposer et initier des changements structurels, organisationnels  ou législatifs à même de redéfinir le fonctionnement du système de santé dans la société, notamment en proposant des mesures susceptibles de supprimer l’inégalité sociale devant la maladie et en élaborant des projets visant à promouvoir une protection équitable de toute la population contre les menaces d’atteinte à la santé dans un environnement sain et durable.

Une soixantaine de personnes se sont ensuite inscrites pour devenir membres de la structure nouvellement créée et il a été décidé qu’une rencontre serait organisée à Lausanne avant la fin de l’année pour réfléchir tous ensemble aux thématiques prioritaires pour 2019.